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Petite sortie ce soir aux Grands Ecrans d'Ester
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Los Angeles, 1928. Un matin, Christine dit au revoir à son fils Walter et part au travail. Quand elle rentre à la maison, celui-ci a disparu. Une recherche effrénée s'ensuit et, quelques mois plus tard, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué. Christine le ramène chez elle mais au fond d'elle, elle sait qu'il n'est pas son fils...
Mais ce synopsis n'est qu'un petit bout de l'iceberg, je ne m'attendais pas du tout à la suite...
D'ailleurs, j'en suis encore toute tourneboulée par les scènes crues, mais néanmoins nécessaires pour raconter cette histoire vraie. M'enfin, je préfère prévenir, certains passages sont sacrément durs durs à supporter!
On se sent bien désarmé et on "souffre" quand on voit la mère qui est impuissante devant la disparition de son fils et dans d'autres situations tout le long du film.
Clint dénonce au passage la corruption de la Police dans les années 20 aux Etats Unis.
On peut aussi admirer le réalisme impeccable de la reconstitution de cette époque.
Le thème de la peine de mort est aussi abordé vers la fin des 2h21.
Par ailleurs, ce qui m'a frappée, ce sont les fréquents gros plans : on voit l'actrice en tant que vraie femme et pas comme une femme représentant un idéal (des mains pas si jolies que ça, des imperfections sur le visage etc.) On voit une mère qui est tour à tour fragile, rebelle, déboussolée, sûre d'elle-même mais dans toutes les situations toujours incroyablement charismatique.
La petite phrase du film que la mère conseille à son fils :
"Ne commence jamais une bagarre ! Finis-la toujours !"