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Pour ou Contre?
Il a fait son trou dans la chasse aux taupes
Un marché à prendre
On ne sait pas s'il les déteste, mais en tout cas, il les connaît par coeur. Christian Jouyaux est détaupiseur, en clair, chasseur de taupes. C'est sa profession. Il est d'ailleurs le seul artisan spécialiste dans les Côtes-d'Armor.
Christian ne cache pas que les affaires ne vont pas trop mal. La taupe, un secteur en forme ? « C'est bien simple, dit le Costarmoricain, je refuse de prendre de nouveaux clients en ce moment. Mon carnet de commande est archi plein ! » Un propos rare en ces temps de crise.
Il y a encore quatre ans, Christian était mécano. « Je faisais ça en amateur. J'ai voulu me mettre à mon compte. Au début, quand j'ai fait ma formation, personne n'y croyait, mais moi je savais qu'il y avait un marché à prendre. Aujourd'hui, je peux dire que je ne suis pas trompé », sourit-il.
De Lannion à Lamballe en passant par Pléneuf-Val-André, il passe donc ses journées à chasser la taupe. Cela lui arrive même de faire des incursions dans le nord de l'Ille-et-Vilaine. Ses clients ? Des particuliers, des restaurateurs, mais aussi des entreprises et des structures de loisirs, comme le golf du Val-André.
Pas de produits chimiques
L'an dernier, son chiffre d'affaires a tourné autour de 50 000 €. Ses tarifs ¯ forfaitaires ¯ vont de 70 € à 600 €. « Je n'utilise jamais de produits chimiques. Je place mes pièges, j'en ai plusieurs centaines de posés au même moment. Je les relève chaque semaine. Je fais en général entre 150 et 200 prises. Tout ça, tout seul, je n'ai pas de salarié. »
L'explication de cette réussite ? « La taupe est un animal qui n'aime pas les grosses chaleurs, ni les grands froids. Comme en Bretagne, on n'a ni l'un, ni l'autre, elle est présente tout le temps... »
Faire son trou dans la chasse aux taupes, il fallait y penser. Et surtout oser.